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Publié par nounou Pascale

2012-06-06-time.jpeg

 

http://www.huffingtonpost.fr/alanis-morisette/attachement-parental_b_1574644.html?ref=france


 

Que pensent les psys et les sociologues qui se sont penchés sur ces mères « qui veulent trop bien faire ». « Le maternage intensif peut devenir problématique quand le couple mère-enfant prend la place du couple conjugal ou s'il vient réparer une anxiété maternelle intense », explique Armand Lequeux, professeur de sexologie médicale à l'UCL. Pour le pédopsychiatre Patrick Ben Soussan, « la vie humaine est ponctuée d'épreuves de séparation, qui sont des étapes importantes pour préparer l'enfant à prendre son envol. Par un peau à peau obsessionnel, on risque de le priver d'un apprentissage fondamental. C'est une illusion d'imaginer un processus d'éducation sans la mise à l'épreuve de ces séparations ».

D'autres psys décèlent dans cette pratique un « signe de pouvoir » des mères, qui indiquent clairement qu'elles sont les seules à savoir consoler, soigner, alimenter... et qui commandent. Et de s'interroger sur la place des pères, qui peuvent apparaître comme des figurants. « Etre mère conduit nécessairement à renoncer aux bénéfices narcissiques que procure le maternage », tranche Nahum Frenck, pédopsychiatre. Car, au fond, note-t-il, cette ambition d'être la meilleure mère flatte son ego et lui procure une image de soi valorisante. Ou apaise le fait de n'avoir pas été « cajolée » selon ses besoins. « Peu de parents admettent leur égoïsme : adopter ou non le maternage intensif en dit plus sur leurs besoins subjectifs que sur ceux supposés de leurs enfants. »

Le choix du maternage intensif n'est pas sans conséquences. Les plus militantes finissent par quitter le monde du travail. « Mon mari bosse six jours sur sept. C'est un choix familial, et aussi une chance de pouvoir s'occuper de son enfant », déclare Virginie. Une attitude qui inquiète les féministes. Les mères ne tiendraient pas compte du risque réel qui guette leur couple : l'échec, qui concerne un ménage sur deux. Filles, pour la plupart, de mères qui ont gagné l'argent de l'indépendance et de la liberté, elles s'inscrivent en réaction à un choix dont elles estiment avoir souffert. « Ma mère a voulu tout embrasser et le résultat n'est pas si brillant que ça : elle s'est heurtée au monde difficile de l'entreprise, son couple n'a pas fonctionné et je ne l'ai pas beaucoup vue. Soutenir que ce qui compte davantage, c'est la qualité plutôt que la quantité n'est pas si vrai que ça », raconte Laurence. La sociologue Dominique Maison est persuadée que ce « discours n'aurait jamais rencontré autant de succès si les femmes n'avaient pas été déçues par le monde du travail ».

Ce dévouement maternel remplacerait ainsi leur déception professionnelle par une occupation valorisante ? Les mères maternantes se disent plutôt soumises en permanence au regard des autres. Les pressions viennent du public - Laurence ne s'est jamais cachée pour « nourrir » son petit de 2 ans, mais s'est imposée des règles ; pas question d'allaiter dans un centre commercial. Mais les critiques de la famille peuvent être tout aussi cinglantes : « Ma grand-mère et ma mère ont du mal à comprendre ma démarche et me regardent avec un mépris silencieux », regrette-t-elle

http://www.levif.be/info/actualite/sciences-et-sante/le-maternage-intensif-un-choix-educatif-controverse/article-4000111454213.htm

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