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Publié par nounou Pascale

Il faut que l’enfant ait un sentiment de confiance en lui pour faire les choses. Il lui faut les bonnes conditions humaines et environnementales. 

Il faut que son développement soit naturel, que la prise d’initiative vienne de lui, par exemple : ne pas asseoir l’enfant avant qu’il ne sache le faire de lui-même, tant que la position n’est pas acquise ...

Importance de l’expérience active du sujet, l’enfant doit être à l’origine des mouvements et non considéré comme un pantin.  L’adulte doit lui fournir un climat affectif sécurisant et l’encourager dans ses projets. La présence et l’accompagnement de l’adulte de façon indirecte sont importants. Il faut faire des propositions à l’enfant mais il faut qu’elles soient adaptées à son développement.  

Position sur le dos : c’est la position de départ, elle offre un maximum de support et d’équilibre et un minimum d’efforts musculaires. C’est la position dans laquelle le jeune enfant se sent le mieux car il a la possibilité de mouvements nombreux et variés. 

Position sur le ventre : l’enfant est moins actif et peut moins bouger car  cela lui demande trop d’efforts musculaires en tension au niveau de la nuque et du dos. Cette position n’est pas favorable à l’évolution de la musculature d’où l’importance de ne pas mettre l’enfant sur le ventre pendant des temps prolongés lorsqu’il est encore petit. 

Favorisation du passage du dos au côté : L’adulte peut motiver l’enfant avec des jouets qui l’attirent. L’enfant va être dans une démarche active, le mouvement qu’il va produire sera au service du projet « atteindre le jouet ». L’enfant  est attentif et concentré sur ses sensations, c’est important dans la construction de l’image de son corps. L’enfant a des capacités naturelles à se 

développer, il ne faut pas le presser, il fera ses découvertes à son rythme. 

Attention, un mouvement n’est considéré acquis que lorsque l’enfant fait les choses par lui-même et plusieurs fois par jour. Pour les grands mouvements la courbe de développement est extrêmement large, ne pas se fier à ce qui est inscrit dans le carnet de santé ! 

Chaque nouvelle étape prépare la suivante sur le plan musculaire d’où l’importance de ne pas faire sauter des étapes à l’enfant. Il faut que l’enfant se sente bien dans la posture, qu’il n’y ait pas de tension musculaire.  Si l’enfant est à l’aise il aura confiance en lui.

Pour le passage d’une posture à l’autre, l’enfant doit apprendre comment faire avec ses propres moyens (2 enfants n’aborderont pas le 4 pattes de la même façon…), ces apprentissages sont fondamentaux pour son avenir. L’enfant peut ainsi connaître son corps, ses possibilités et ses limites. Il faut que l’enfant ait conscience de son corps, on dit que le corps est ainsi unifié. Il ne faut donc pas trop intervenir dans son développement, par exemple un enfant qui aura été mis debout par l’adulte ne saura pas comment se rattraper en cas de chute et aura moins d’équilibre qu’un autre qui aura franchi les étapes unes à unes. 

Penser à habiller l’enfant confortablement pour qu’il soit à l’aise dans ses mouvements. Proposer à l’enfant un tapis assez « dur » pour qu’il ne s’enfonce pas dedans et puisse bouger plus librement. 

L’espace doit être aménagé de façon à ce que l’enfant puisse prendre des risques mesurés sans danger réel. Par exemple, le petit parcours de motricité avec la marche. 

Découverte de l’objet : l’enfant va reproduire des mouvements avec les objets qui l’entourent. 

C’est le début du cheminement de sa pensée, l’enfant découvre son corps et l’effet qu’il peut produire sur ce qui l’entoure. 

L’équilibre : l’enfant construit le système d’équilibration de son corps qui sera tout le temps sollicité, c’est un système très complexe. C’est une recherche personnelle, il n’y a que lui qui peut trouver SON point d’équilibre. L’enfant ne peut faire aucune activité s’il n’a pas son équilibre car s’il cherche à tenir son équilibre il aura du mal à penser à autre chose … Par exemple un enfant 

assis trop tôt par l’adulte sera tellement concentré à ne pas tomber qu’il ne pourra pas jouer ni observer ce qui l’entoure. L’enfant tente de s’adapter à son environnement, il est en recherche d’équilibre (assis, debout, escalade …) C’est tout  un travail au niveau du schéma corporel, différencier le haut, le bas et les distances. L’enfant doit trouver sa place dans l’espace. C’est un 

travail de mémorisation et d’intégration, l’enfant  se construit à travers toutes ses expériences. 

L’enfant apprend à connaître ses limites. Il sent avec son savoir sensoriel et corporel car il a connaissance de son corps. L’enfant prend peu de risques, il n’y a pas de mise en danger réelle. Par exemple si l’adulte fait descendre l’escalier à l’enfant à sa manière d’adulte, l’enfant n’aura pas intégré le mouvement alors que si on laisse à l’enfant le temps de se familiariser avec les marches il trouvera de lui-même la façon qui lui convient pour les descendre. Face à la difficulté l’enfant essaie d’aller au bout de ses facultés même s’il devra s’y reprendre à plusieurs fois avant d’acquérir le mouvement. Pour apprendre il faut prendre son temps. L’enfant estime de quoi il est capable et jusqu’où il peut aller. Il va ainsi commencer à construire l’estime de lui-même. L’enfant n’aura pas de sentiment d’échec, ce n’est pas un sentiment naturel chez l’enfant, c’est un sentiment induit par l’adulte. 

L’enfant alterne des moments de concentration importante et des grands mouvements pour revenir à une activité plus concentrée. L’enfant peut ainsi intégrer ce qu’il a découvert. 

Pour conclure :  L’adulte doit savoir intervenir aux bons moments, lorsque l’enfant a un réel besoin d’aide. Il ne faut pas répondre aux demandes de l’enfant dans la précipitation, il faut observer la situation, évaluer le besoin de l’enfant et lui apporter une aide si on le juge nécessaire. Il faut verbaliser à l’enfant ce qui fait que ce qu’il essaye de faire ne fonctionne pas et l’aider à trouver des solutions par lui-même. 

Article rédigé par Mme GUENEGO, Assistante Maternelle de St Georges-sur-Eure

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Maryse 18/03/2012 14:35


C'est amusant de lire cet article! Je suis une formation sur ce sujet et la motricité libre est vraiment importante. J'approuve cette notion de liberté pour le bébé. Meri Pascale super comme
toujours :)


 

nounou Pascale 18/03/2012 14:56



ah je vois que des nounous sont à l'affut aussi le week-end...au lieu de se reposer...



assmatcoco 17/03/2012 20:37


et oui, il est important de laisser l'enfant decouvrir lui meme les mouvements nous devons juste le stimuler indirectement avec par exemple un jouet pres de lui


Tout cela viens de Pikler, Loczy sur la motricite libre de l'enfant

nounou Pascale 17/03/2012 21:50



c'est pas toujours évident de lutter contre les réflexes que l'on a hérités de nos parents, enfin je parle pour moi, mais beaucoup pensent qu'il faut anticiper, c'est là qu'il faut se freiner
pour laisser à l'enfant l'initiative de son développement, mais comme tu dis nous on propose, c'est notre boulot, des moyens que l'enfant peut ou ne peut pas utiliser.