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Publié par nounou Pascale

 
ah oui mais elle, elle en garde un paquet !
 
sous-entendu de trop.
 
si c'est de moi dont vous parlez, dites-le carrément, ça me fait bien sourire, j'ai un peu mal pour ceux qui n'ont rien compris.
 
parce que justement il y a une enquête qui vient d'être menée sur 28 ass mat des départements 87 et 44.
  
On se demande bien pourquoi les parents ne trouvent pas d'assistantes maternelles dans certaines régions, pourquoi certaines sont hyper demandées, et d'autres n'ont pas de contrat, pourquoi elles se plaignent de la pénibilité de leur travail et ne le pratiquent pas sur le long terme, ou envisagent de s'arrêter, ou trouvent trop fatigant de garder 4 enfants.
  
 
Une des raisons tient au fait précisément que ce métier est pénible et pour cette raison il ne faut pas accepter des contrats qui demandent une trop grande amplitude.
 
sinon on travaille 60 heures par semaine et si on garde 1 seul enfant à la fois, même en ayant 5 contrats de petite durée, le salaire n'en vaut pas la chandelle.
 
pour 35 heures de présence, notre amplitude rémunérée doit correspondre au SMIC, on ne doit pas faire autant d'heures d'accueil jusqu'à percevoir le smic = c'est différent au niveau de la fatigabilité du temps de présence.
 
Les assistantes maternelles ne sont pas des sous-catégories d'employées, elles peuvent gagner convenablement leur vie, c'est à elles de s'arranger pour organiser leur rémunération.
 
Mais c'est pour cette raison qu'on murmure dans mon dos que j'ai trop d'enfants. Je n'en ai pas trop : je respecte le montant que m'a autorisé le Conseil Général, c'est à dire 4 enfants à la journée dont 2 de moins de 18 mois.
 
et je remplis mon agenda sur 4 jours au lieu de 5. quand j'ai un mi-temps je le complète par un autre mi-temps.
 
Comme j'ai des exigences personnelles, en retour je m'applique à donner la plus grande satisfaction possible  aux parents, je fais de mon mieux. j'essaie de faire mieux encore.
 
du coup quand je reçois les parents en entretien je leur explique tout ça, ils le comprennent très bien, eux-même feraient la même chose à ma place.
 
et ceux qui veulent me confier leur enfant s'organisent pour s'adapter à mon planning.
C'est fou le nombre de concessions que l'on arrive à faire quand on veut le mieux pour son enfant.
Quand aux personnes qui pensent que trop d'accueils empêchent le bon accueil, ils n'ont qu'à demander à mes employeurs ce qu'ils en pensent.   
dans l'enquête vous ne lirez pas combien d'ass mat voudraient remplir leur planning mais ne trouvent pas de contrat.
En Loire-Atlantique, un échantillon de cinquante assistantes maternelles ayant connu une situation de sous-activité durable entre juillet 2008 et juin 2009 a été sélectionné :
alors qu’elles gardaient plus de deux enfants âgés de moins de 3 ans pour un volume horaire supérieur à 310 heures en juin 2008, elles ont, entre juillet 2008
et juin 2009, gardé moins de deux enfants de moins de 3 ans pour un volume horaire moyen inférieur à 250 heures ou bien elles ont gardé moins de 1,5 enfant
de moins de 3 ans en moyenne sur la période de juillet 2008 à juin 2009, pour un volume horaire compris entre 250 et 310 heures. En Haute-Vienne,
47 assistantes maternelles ont été sélectionnées. Entre juillet 2008 et juin 2009, elles ont gardé en moyenne moins de 2,99 enfants pour un volume horaire moyen
inférieur à 350 heures.
aye dans cette enquête nous n'y sommes pas représentées toujours à notre avantage. Car on voit bien qu'il existe des lacunes dues au niveau culturel.
On voit que ce métier est le plus pratiqué par des femmes de classe populaire qui n'ont pas toujours les moyens de réfléchir à leur manière de travailler.
 
Le métier suit des courbes aussi influencées par le statut du couple que l'assistante maternelle forme avec son mari, ses emprunts immobiliers, l'âge de ses enfants.
 
Quand les revenus du conjoint sont faibles l'assistante maternelle accepte tous les contrats sans ménager l'amplitude de travail sur la semaine, ce qui la fatigue énormément. Le fait de prendre tout ce qui se présente de peur de manquer de revenu peut impliquer aussi des creux d'activité déstabilisants.
Le mari empêche parfois l'assistante maternelle de faire son travail comme elle l'entendrait, de se former aussi.
Tout ceci peut conduire à délaisser cet emploi pour un autre.
 
Puisque ce métier est particulièrement pénible il faut que l'assistante maternelle se réserve un temps pour elle-même, donc pouvoir rassembler son temps de travail en sélectionnant ses contrats.
 
Jouons bien notre rôle puisque les parents ont besoin de places d'accueil, sinon, il ne faudra pas se plaindre que l'on ouvre des écoles maternelles.
 
La perception par l’assistante maternelle de son salaire comme un « vrai salaire » façonne
durablement son rapport au travail : l’activité doit être rentable, garantir un revenu « correct ».
Pour R. Leblanc, cela correspond à un salaire de 1 200 euros nets par mois (6) (une autre assistante maternelle parle d’un « vrai salaire de 1 000 euros »).
Étant donné la faiblesse du salaire horaire (7), pour atteindre ce salaire dit « correct », elles doivent garder le maximum d’enfants avec une forte amplitude horaire.
 
Or, travaillant à domicile, ces assistantes maternelles exposent leurs proches aux contraintes de leur travail : le bruit, le désordre, la promiscuité. Les pressions du conjoint et des enfants peuvent inciter à la réduction de l’activité une fois les contraintes du métier éprouvées.
Décuplant le risque d’empiètement sur la vie familiale, le fait de « tenir » à son salaire d’assistante maternelle tend aussi à réduire les marges de manoeuvre dans la négociation des contrats avec les parents employeurs. Peu enclines à refuser des contrats, ces assistantes maternelles s’exposent à des relations d’emploi atypiques et/ou instables
(8).
L’une d’elles, spécialisée dans ce qu’elle appelle les « petits horaires » et les « bouts de contrat », explique que, si elle veut travailler, elle doit « prendre ce qui se présente » ; elle ne peut pas se permettre de « faire la difficile ». http://www.caf.fr/sites/default/files/cnaf/Documents/Dser/PSF/08_ppsf109-1-mcartier_edhalluin_mhlechien_jrousseau.pdf
                               
Pourquoi ne nous parle-t-on pas de ça en formation ?      
        

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poupipounette 21/01/2013 19:24


Chacune fait ses choix. Je troubve cela ridicule de regarder chez les autres après tout, chacune des parties choisi avec qui elle veut travailler. Libre à chacun d'accepter les gros ou les petits
contrats. Moi aussi, j'ai eu la chance d'avoir plusieurs fois des "c'est à vous que l'on veut confier notre enfant". J'ai 4 agréments mais je fais le choix d'en accueillir "que 3" c'est mon
choix. Le 4ème peut très bien être utilisé pour un dépannage à un instant T.

nounou Pascale 29/01/2013 14:49



oui j'ai commencé le 4ème pour dépanner et maintenant il est plein et régulier.



milou 21/01/2013 14:45


Je vois dans ce que tu dis, le cas de certaines de mes collègues, qui me disent qu'avec mes deux agrément et mon contrat de 45h avec chaque enfant, je gagne bien ma vie, alors qu'elles galèrent
avec des mi-temps.


Mais je leur réponds qu'effectivement, j'ai un salaire correct, mais que j'ai aussi des horaires changeantes et atypiques par moment. Elles souhaitent des horaires que je pourrais appeler de
"fonctionnaire", car elles sont très difficiles sur les contrats, elles refusent de travailler avant 8h du matin, pas après 17h du soir, pas le mercredi et je ne parle pas des vacances scolaires.
Après elles râlent car elle ne trouvent pas de contrats...


Je pense qu'il faut aussi trouver le juste milieu, entre celles qui veulent travailler et les autres. Malheureusement chez nous on le voit très fréquement celles qui se plaignent de ne pas
travailler et quand on leur propose des contrats, soit ils trop petits, soit ils sont trop important pour elles, donc elles les refuse.


Je viens de faire une demande à ma puéricultrice, pour un troisième agrément, car j'ai eu 2 appels pour garder des bébés (contrats que j'ai envoyé à des collègues qui avaient des places libres,
elles ont refusés les contrats), ceux sont des mamans qui voulaient absolument travailler avec moi. Ma puéricultrice a refusé ma demande, car dans mon quartier il y a des assmat qui ne
travaillent pas. Pour elle, il faut que je leur laisse les contrats susceptibles d'arriver.


Que faire... je ne sais pas, à part démontrer que je peux avoir mon 3° agréments sans faire d'ombre à mes collègues.

nounou Pascale 29/01/2013 14:52



tu sais chez moi c'est pareil, certaines n'ont pas de travail, tandis que moi il me faudrait 8 agréments pour satisfaire les demandes. mais moi je crois que je donne énormément. les autres n'ont
qu'à se bouger.



barbier 21/01/2013 13:52


bonjour a vous


j'ai le meme probleme que vous c'est rigolo . je reste dans un village de 303 habitants dans les adennes (08 ) je suis assmat depuit 17 ans pour 4 enfs 0/18 ans et 1 périscolaire avec mon
agrément jai un roulement de 7 enfs sans travaillé le mercredi a oui  c'est ma journée a moi matin aquagym et l'apres midi repos lollll. dans mon village nous sommes avec moi 5 assmats c'est
bien sauf il y a que moi qui suis beaucoup demader et trés longtemp a l'avance , ben oui c pas ma faute si je suis bien  et que je donne satisfaction a tout mes prents employeur ; mais sur 4
jours de travail par semaines je me donne a font avec tout mes loustiks qui on entre 5 ans et 2 mois.mais allor si vous saviez ce les personnes de mon village et les assmat des village a coter
dise de moi par jalousie oulala que c'est méchant . mais c'est pas grave ce quil ne save pas c'est que sa me fait de la pub ( trop cool pour jai encore plus de demande mdrrr)  voila tout sa
pour vous dire que lorsques nous somme une bonne assmat depuit des années ben il y a de la jalousie et c'est pas jolie tout sa .

nounou Pascale 29/01/2013 14:52



super, on se ressemble.