


Jusque là la clé qui verrouille le piano était soigneusement hors de portée des petits.
Maintenant je suis prête, au bout de 10 ans je sais comment
user de mon autorité pour arriver à me faire obéir, c'est à dire que quand je dis que c'est terminé, je sais que personne ne va oser se mettre à hurler parce
qu'il n'a pas envie de s'arrêter comme je le lui demande, du moins hors de la présence des parents.
Car au bout de 10 ans je n'ai pas encore osé user d'assez de mon autorité sur les parents pour affirmer haut et fort que c'est bien moi qui fixe les
règles chez moi, et que mes règles ne sont pas forcément celles qu'ils appliquent chez eux, mais que s'ils n'expliquent pas à l'enfant qu'il doit se soumettre au règlement du lieu où il se
trouve ils en reviennent à dénigrer ma façon d'éduquer,
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ils sèment la zizanie à l'intérieur de notre mini-garderie,
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tous les repères que j'instaure sont ébranlés,
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les autres enfants sont déstabilisés
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et l'enfant est conforté dans son refus de se plier à l'autorité.
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chez nounou ça devient l'hérésie.
Je ne désespère pas, je m'entraîne à m'affirmer davantage et dans 10 ans plus un seul parent ne me résistera
!!!!
Tout petit et déjà mélomane
Source d’émotions et d’enrichissement, impossible pour la plupart d’entre nous de concevoir une vie sans musique. Elle permet aux enfants d’exprimer leurs sentiments. Il n’y a donc pas d’âge
pour être mélomane.
Porte d’accès à la musique, l’oreille est le premier organe du fœtus à être totalement développé. Les scientifiques ont pu démontrer que les nourrissons reconnaissaient des rythmes, des
mélodies, voire des morceaux entiers entendus dans le ventre de leur mère.
De nombreuses femmes enceinte ont pu constater que leur futur bébé est sensible à certains sons. Ainsi, lorsqu’elles chantent, fredonnent un air ou parlent à leur fœtus, celui-ci ressent des
sensations bénéfiques. Sur la base de ces connaissances, voix, sons et bruits bienfaisants sont aujourd’hui utilisés par les unités de soins intensifs pour prématurés afin d’aider ces
derniers à se développer au mieux.
Si les chercheurs en sont encore à enquêter sur la présence d’un «gène de la musique», tous les experts s’accordent à dire que l’homme est conditionné pour être sensible à la musique. Cela
signifie-t-il pour autant que chacun d’entre nous est doué pour la musique dès sa naissance? Oui, si l’on en croit Günther Bastian, professeur de pédagogie musicale. Toutes les cultures de
notre monde s’adonnent au chant comme à la danse et chaque peuple a créé des chansons pour enfants. La musique constitue donc un bien culturel universel.
En général, les jeunes enfants aiment pousser la chansonnette. Qu’ils soient perdus dans leurs pensées ou pleinement concentrés sur leur jeu, les bébés balbutient déjà des airs simples et
répétitifs.
Nous sommes nombreux à perdre ce rapport originel à la musique au fil des ans. Cela d’une part parce que, comme toute autre disposition, le don pour la musique doit être cultivé et entretenu,
d’autre part parce que certaines personnes ont vécu de mauvaises expériences en la matière: si, écolier, vous deviez chanter devant toute votre classe et essuyer ensuite les moqueries de vos
camarades au sujet de votre voix, vous ne ressentirez pas de sitôt l’envie de vocaliser en public. Un enfant est ainsi marqué par ses premières expériences musicales, qu’elles soient
positives (par exemple s’il s’est illustré lors d’un concert) ou négatives (par exemple s’il a raté sa prestation alors qu’on l’avait forcé à monter sur scène). Voilà pourquoi, dans ce
domaine, de nombreux parents cherchent à encourager leurs enfants à vivre des expériences positives dès leur plus jeune âge et à développer leur don inné pour la musique à travers les cours
les plus divers proposés dans ce registre.
La musique comme thérapie
Le rôle de la musique dans l’éduction des enfants n’est pas un phénomène nouveau: déjà dans la Grèce antique, on attachait une grande importance aux aptitudes musicales des enfants, considérées
comme essentielles pour devenir un homme libre. Plus tard, c’est le Suisse Johann Heinrich Pestalozzi (1746 - 1827) qui jeta les bases spirituelles de la pédagogie musicale moderne, dont l’on
s’inspire aujourd’hui encore.
S’adressant généralement aux enfants âgés de 2 à 7 ans, l’éducation précoce à la musique réside dans le chant, la première phonation, l’éducation de l’oreille, les jeux instrumentaux précoces ou
encore l’acquisition des mouvements par le rythme et la musique. Placés dans des petits groupes de même âge et souvent accompagnés par un parent, les enfants découvrent ainsi la musique sans
qu’on ne les force. Un éveil susceptible de les aider plus tard lorsqu’ils prendront des cours d’instruments, même si, à cet âge, la théorie proprement dite (solfège, forme musicale et
terminologie musicale de base) revêt une importance secondaire puisqu’elle n’est généralement enseignée qu’à l’école primaire et lors de l’apprentissage d’un instrument.
En matière d’éducation musicale précoce, les parents n’ont pas tous les mêmes attentes: tandis que certains se réjouissent des performances de leur progéniture lorsqu’il s’agit de chanter ou de
battre la mesure, d’autres espèrent que ces cours développeront les dispositions de leur enfant, stimuleront leur intelligence ainsi que leur créativité et influeront positivement sur leur
comportement social. Bon nombre d’experts, à l’instar du scientifique Michael Schnabel, vantent les effets positifs de la musique sur les enfants souffrant du syndrome de déficit de l’attention
avec ou sans hyperactivité. Mais la musique peut-elle véritablement répondre à toutes ces attentes?
La musique rend intelligent
Le cerveau n’est pas doté d’un «centre de la musique» à proprement parler, la pratique de cette activité entraînant davantage l’activation de différentes zones cérébrales (aussi bien dans
l’hémisphère gauche que dans l’hémisphère droit). La musique favorise en outre la formation des neurones et des synapses, donc le développement de l’enfant. Aussi peut-on affirmer sans exagérer
qu’elle développe l’éveil et la vivacité d’esprit de nos chères têtes blondes. Mais la musique a révélé ses bienfaits sur les adultes également, des études menées par le professeur Lutz Jäncke
ayant démontré que les personnes restant mélomanes jusqu’à un âge avancé perdaient moins de masse cérébrale.
La musique a également des effets directs sur l’acquisition du langage, l’apparente vacuité des balbutiements, babillages et cantilènes des bébés représentant le stade préliminaire du langage. Il
tend à se développer plus rapidement chez les enfants stimulés par leurs parents dans ce domaine. Cette activité semble améliorer les capacités de concentration et les performances des écoliers.
En 2000, une étude menée par le pédagogue en musique Günther Bastian a démontré que les enfants recevant une éducation musicale avancée durant quatre ans voyaient leur quotient intellectuel
augmenter significativement, d’autant plus si celui-ci était faible au départ. Un constat étayé par une étude suisse dans le cadre de laquelle une partie des heures de cours réservées aux
branches principales ont été remplacées par des heures de musique. Conclusion: les performances des enfants dans les branches principales n’ont pas baissé. Mais cette étude a surtout mis en
évidence une hausse des compétentes sociales au sein de la classe.
La musique représente bien plus qu’un simple facteur de développement de l’intelligence: elle répond également aux besoins spirituels de l’homme. Lorsqu’elle est apparue, sa vocation première
était d’exprimer des sentiments tout en éveillant ceux du public. L’étude de la musique ne réside donc pas dans le simple apprentissage mécanique de la théorie et des processus corporels. Elle
cherche à toucher l’homme au cœur de son âme. Par conséquent, le développement des capacités musicales de l’enfant ne doit pas seulement reposer sur une reproduction aussi parfaite que possible
des mélodies, paroles ou rythmes, mais aussi procurer du plaisir, émouvoir, exprimer la douleur et apporter du réconfort. Autant de choses que les enfants doivent ressentir dès le départ puisque,
s’ils apprennent tôt à apprécier la valeur émotionnelle de la musique, ils ne voudront plus s’en passer une fois adultes et trouveront en elle un soutien. Selon les termes de Victor Hugo, «la
musique exprime ce qui ne peut être dit et sur quoi il est impossible de rester silencieux».